Présentation


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Située dans le département de l’Isère, la commune de Bourg d’Oisans (3482 habitants, les bourcates et les bourcats) se trouve sur la route qui relie Grenoble à Briançon par le col du Lautaret. (plan de situation)

La commune

Le territoire communal, d’une superficie de 5600 hectares, s’étire sur 22 kilomètres et présente deux physionomies très différentes : plaine-hiver -* Une plaine habitée et aménagée au nord. Espace bucolique bordé de falaises plissées et de versants boisés abrupts, la Romanche y marque un court répit avant de reprendre son cours tumultueux dans une vallée encaissée. lac-lauvitel-ete -* Un haut vallon sauvage au sud. Espace naturel renommé, il enchâsse le Lac Lauvitel, joyau du Parc National des Ecrins. La qualité environnementale du territoire communal est largement reconnue : la quasi totalité de la commune est classée en ZNIEFF, 34 % en zone Natura 2000, une quarantaine d’hectares en Espace Naturel Sensible, et 700 ha (au Lauvitel) en « réserve intégrale », espace unique en France dédié à l’étude des écosystèmes naturels. Avec un tiers de son territoire situé dans la « zone cœur » du Parc National des Ecrins, le Bourg d’Oisans s’intéresse de très près à la nouvelle charte du Parc en cours d’élaboration. Ce milieu naturel exceptionnel est à la fois atout et source de difficultés pour les populations montagnardes. Le Bourg d’Oisans est ainsi exposé à de nombreux risques naturels : chutes de pierres, avalanches, crues des torrents, ruissellement sur versants, glissements de terrain, inondation de pied de versant, inondation par crue rapide de la Romanche. Ce dernier risque est aujourd’hui à l’étude, d’une part dans le cadre de l’élaboration du schéma d’aménagement de la Romanche par le Symbhi, d’autre part dans le cadre de l’élaboration du volet inondation du PPR par l’Etat. marcheLe village de Bourg d’Oisans, bourgade historique de passage, a toujours été caractérisé par son dynamisme commercial et artisanal et par son offre de services aux habitants de l’Oisans. estival

A la belle saison, il devient pour trois à quatre mois la plus importante station de tourisme vert de l’Isère : les cyclistes de tous les pays y apprécient la proximité des cols mythiques du Tour de France, les amateurs d’activités de pleine nature viennent y pratiquer la randonnée pédestre, le VTT, l’escalade, la randonnée équestre, la pêche, etc.vtt La grande plaine de Bourg d’Oisans, gagnée pied à pied sur la Romanche est parsemée de fermes et de hameaux. Jadis grenier à blé, puis à foin, de l’Oisans, elle s’efforce aujourd’hui de conserver son paysage de bocage si remarquable, par le maintien de l’activité agricole.

La commune dans le canton de l’Oisans

La commune est chef lieu d’un canton de 20 communes qui composent, avec les deux communes du canton de La Grave, le pays de l’Oisans, territoire de haute montagne renommé pour le caractère sauvage de ses vallées et de ses sommets (le hameau de La Bérarde dans la vallée du Vénéon, les arêtes de la Meije en sont de parfaits exemples). Arrosé par la Romanche et ses affluents qui y dessinent 6 vallées, l’Oisans englobe le plateau d’Emparis et le massif des Grandes Rousses et est bordé par les massifs de Belledonne, Taillefer et Pelvoux-Ecrins. Des villages d’altitude préservés y côtoient des stations de sports d’hiver de renommée internationale comme l’Alpe d’Huez et les Deux Alpes, qui génèrent aujourd’hui la majorité de l’activité économique du canton

 

le bourg-d'oisans from capitaine citron on Vimeo.

Histoire du Bourg

Depuis Grenoble, la route qui conduit au Montgenèvre est l’itinéraire le plus court pour se rendre en Italie. Cet axe a depuis l’antiquité fait de la route dite aujourd’hui « du Lautaret « un enjeu important. Au lendemain de la soumission des Ucenii au 1er siècle avant JC, les romains s’attachèrent à développer un axe de communication au cœur de cette région. Le chemin de Rochetaillée (voie taillée dans la roche) sur la commune du Bourg d’Oisans atteste de l’existence d’une voie romaine.
Tout au long de l’époque moderne, cet axe fut une grande route militaire et notamment la voie préférée pour le passage de l’infanterie et de l’artillerie légère. Un épisode historique original met en relief l’importance de ce passage (par la vallée du Ferrand à la Savoie) qui fut, au lendemain de la Révocation de l’Edit de Nantes, une des portes de sortie hors du royaume des protestants persécutés.

Le bassin du Bourg d’Oisans est très caractéristique du travail d’érosion et d’accumulation réalisé à la fin de l’aire tertiaire et au quaternaire par les eaux des glaciers qui ont profondément disséqué le volume montagneux réduit à un réseau de crêtes, dominant des cirques et les parois raides des vallées, riches en éboulis et pauvres en sol.

Au Moyen Age la plaine du Bourg d’Oisans est recouverte d’un lac inondant l’ancienne cité St Laurent du lac. Le Bourg s’était alors installé sur le bord d’un étroit cône de déjection, hors des atteintes de l’eau. Depuis, chaque année, les habitants du village se retrouvent pour fêter la St Laurent, hommage rendu à l’existence de l’ancien lac.

L’extraction de l’ardoise relevait d’une tradition ancienne du moyen âge. L’or noir était une ressource complémentaire l’hiver pour la population uissane. Les plus connues sont les mines de fer d’Articol, d’or de la Gardette, mais aussi d’argent, de plomb, de talc, de charbon ou encore de cristal de roche. Les cristaux extraits des mines de la Gardette ont été utilisés pour la fabrication des lustres du château de Versailles.
Aujourd’hui le musée des minéraux témoigne de toute cette richesse minéralogique.

De tout temps, les voyageurs traversant ces montagnes d’Oisans eurent recours à des gens du pays pour leur ouvrir les passages, les prémunir des dangers, leur montrer le chemin. L’activité paysanne devient alors complémentaire après avoir été principale.

Les colporteurs, activité hivernale imprégnée par la tradition familiale qui répond à des impératifs économiques et sociaux. Tels des oiseaux migrateurs, les colporteurs de l’Oisans marquaient par leurs passages réguliers à l’automne et au printemps, le début et la fin de morte saison. Parcourant de vastes régions à pied, ils vendaient des produits locaux, notamment des bulbes de fleurs des Alpes. L’un d’eux, Veyrat de Venosc, devint le fleuriste du Tsar de Russie et fit fortune à Moscou.

Le Bourg d’Oisans est resté en dehors de la grande industrie. Au début du 19ème siècle une petite fabrique de toile de coton s’installe, puis en 1884 une filature de soie sous la cascade de la Sarenne. L’entrée dans l’aire industrielle intervient eu début du 20ème siècle avec l’extraordinaire développement de l’hydroélectricité.

L’identité uissane forgée au Moyen Âge a su cultiver au fil des générations des caractères originaux. Son patrimoine : les chalets d’alpage, les maisons les plus modestes, moulins et fours à pains, les innombrables chapelles et oratoires, les vestiges d’une industrie précoce retiennent l’attention de nos contemporains.

Le Bourg et le Tour de France cycliste

Le Bourg d’Oisans et Le tour de France cycliste une grande et belle Histoire.


Au-delà des dizaines de passages recensés dans la commune depuis 1931, Le Bourg-d’Oisans a été 17 fois ville-départ du Tour de France depuis 1952.
6 étapes ont connu un départ fictif à l’Alpe-d’Huez, le départ réel étant donné au Bourg-d’Oisans (5 fois) ou à Rochetaillée (hameau de Bourg-d’Oisans).
Le Bourg-d’Oisans a été le départ réel de la 18ème et 19ème étape en 1979, de la 20ème étape en 1981, de la 18ème étape en 1983 et de la 18ème étape en 1984.
Rochetaillée, lieu-dit de la commune de Bourg-d’Oisans, a été le départ réel de la 17ème étape en 1982.
Le Bourg-d’Oisans a été la ville départ de la 19 ème étape du Tour de France 2013 (100ème édition du Tour de France).

Cette liste est loin d’être exhaustive ;)


Au Bourg d’Oisans, on aime le Tour de France

Prochain passage de l’épreuve sur la commune
le 19 juillet 2017 !

bo-tdf